Contactez nous

VDI Partenaire Technologique, retour à l'accueil

Comment choisir un serveur informatique pour son entreprise

Table des matières

La question arrive presque toujours de la même façon : le serveur ralentit, il n’est plus sous garantie, ou l’entreprise a grandi et il ne suit plus. Et la première réaction consiste à comparer des fiches techniques — processeur, mémoire, disques.

C’est l’ordre inverse qu’il faut suivre. Les caractéristiques se déduisent des usages, jamais le contraire. Un serveur surdimensionné coûte deux fois trop cher ; un serveur sous-dimensionné se remplace dans deux ans.

En bref

  • On dimensionne sur les applications et les utilisateurs simultanés, pas sur l’effectif.
  • La vraie question n’est pas « quel serveur » mais « un serveur, ou pas de serveur ».
  • Le local technique disqualifie plus de projets que le budget.
  • Le coût d’achat représente une fraction du coût réel sur cinq ans.

Avant de choisir un serveur, vérifier qu'il en faut un

C’est la question qu’on saute, et c’est celle qui fait économiser le plus.

Un serveur se justifie quand une application métier doit tourner en interne, quand des volumes de fichiers importants circulent sur le réseau local, quand une contrainte réglementaire ou contractuelle impose que les données restent chez vous, ou quand une interruption d’accès internet ne doit pas arrêter le travail.

Il ne se justifie plus quand l’essentiel est devenu la bureautique, la messagerie et le partage de documents. Ces usages sont aujourd’hui couverts sans machine sur site, et maintenir un serveur pour eux revient à payer du matériel, de l’électricité, un onduleur et de la maintenance pour un service qui existe autrement.

Entre les deux, la réponse est souvent mixte : une machine pour l’applicatif métier, le reste ailleurs. C’est le montage le plus fréquent dans les entreprises que nous reprenons.

Dimensionner sur les usages, pas sur l'effectif

Quatre questions suffisent à cadrer le besoin, et aucune ne porte sur le matériel.

1. Quelles applications vont tourner dessus ? Un serveur de fichiers, un ERP et une base de données n’ont pas les mêmes exigences. Les éditeurs publient des prérequis : ce sont eux le point de départ, pas un catalogue.

2. Combien d’utilisateurs en même temps ? Pas combien de salariés. Une entreprise de cinquante personnes dont douze travaillent simultanément sur l’applicatif métier ne se dimensionne pas comme une autre où les cinquante y sont toute la journée.

3. Quel volume de données, et à quelle vitesse grandit-il ? C’est la croissance qui compte, pas le volume actuel. Un stockage rempli à 80 % le jour de l’installation est un problème à court terme.

4. Combien de temps pouvez-vous rester arrêté ? C’est cette réponse qui décide de la redondance — disques, alimentation, voire seconde machine — et c’est elle qui fait le plus varier le budget.

Physique, virtuel ou hébergé : les trois chemins

 Serveur physique sur siteVirtualisationServeur hébergé ou cloud
Ce que vous achetezune machineune machine qui en héberge plusieursun abonnement
Investissementélevé, en une foisélevé, mais mutualisé entre les usagesaucun, mensualisé
Si l’accès internet tombele travail continuele travail continuetout s’arrête
Faire évoluerremplacer ou ajouter du matérielréallouer les ressources sans toucher au matérielajuster l’abonnement
Le bon casune application unique, lourde, qui exige la machine entièreplusieurs applications à isoler les unes des autrespas de local adapté, ou charges irrégulières

La virtualisation est le choix par défaut depuis longtemps, même pour une petite structure : elle permet d’isoler les applications, de les redémarrer indépendamment et de déplacer une machine virtuelle sur un autre matériel sans tout réinstaller. Acheter un serveur physique par application est devenu l’exception.

Le local technique : ce qui disqualifie un projet

C’est le point que personne ne regarde avant d’acheter, et celui qui fait le plus de dégâts.

La chaleur. Un serveur dans un placard sans ventilation s’arrête l’été. Les composants ne tombent pas d’un coup : ils vieillissent plus vite, et les pannes arrivent deux ans trop tôt.

L’alimentation. Sans onduleur, une microcoupure suffit à corrompre une base de données. L’onduleur n’est pas une option du projet, c’en est une condition.

L’accès. Un serveur dans un couloir ou dans une pièce que tout le monde traverse est un risque, pas un emplacement.

Le réseau. Un serveur performant derrière un commutateur ancien ou un câblage dégradé ne sert à rien : le goulot d’étranglement se déplace, il ne disparaît pas.

Quand le local ne peut pas être mis à niveau, l’hébergement devient la réponse — non par préférence technique, mais parce que les conditions ne sont pas réunies sur place.

Ce que coûte vraiment un serveur sur cinq ans

Le prix d’achat est la partie visible, et la plus petite. Cinq postes s’y ajoutent, et c’est leur somme qu’il faut comparer entre deux scénarios.

Les licences système, souvent facturées par processeur ou par utilisateur, et renouvelées.

L’alimentation et le refroidissement, qui tournent en continu pendant cinq ans.

La sauvegarde, qui n’est pas incluse dans le serveur et qui suppose un stockage distinct, idéalement hors site.

L’exploitation : supervision, correctifs, interventions. Qu’elle soit faite en interne ou confiée, elle a un coût. Nos repères pour cette partie figurent sur notre page infogérance de serveurs.

Le remplacement, qui se prépare dès l’achat : un serveur dont personne n’a prévu la succession se remplace en urgence, au pire moment.

C’est pour cette raison qu’un serveur moins cher à l’achat finit régulièrement plus cher à l’usage.

Les six erreurs qui reviennent le plus

1. Dimensionner sur l’effectif au lieu des utilisateurs simultanés et des applications réelles.

2. Oublier la sauvegarde dans le budget, puis la repousser parce qu’elle n’était pas prévue.

3. Acheter sans onduleur, et découvrir le problème à la première microcoupure.

4. Négliger le réseau local : un serveur rapide derrière un câblage ancien ne donne rien.

5. Ne pas vérifier les prérequis de l’éditeur métier avant de commander, et découvrir une incompatibilité après livraison.

6. Ne prévoir aucune supervision. Un serveur qu’on ne surveille pas n’annonce pas sa panne : il s’arrête.

La question qui vient juste après : qui l'exploite

Choisir la machine ne règle que la moitié du sujet. Un serveur demande ensuite des mises à jour, une surveillance, des sauvegardes vérifiées et quelqu’un qui réponde quand il s’arrête.

Trois montages existent : l’exploiter en interne quand une personne en a le temps et les compétences, confier l’exploitation à un prestataire, ou combiner les deux avec un référent interne et un prestataire pour la permanence et l’expertise.

Ce que couvre un contrat, les délais engagés et les repères de prix sont détaillés sur notre page infogérance de serveurs. Si la question se pose plutôt de tout le parc, voir l’infogérance pour PME.

Questions fréquentes

Comment choisir un serveur informatique pour une PME ?

En partant des applications qui vont tourner dessus et du nombre d’utilisateurs simultanés, pas de l’effectif ni d’un catalogue. Les prérequis publiés par l’éditeur de votre logiciel métier sont le point de départ.

Oui si une application métier doit tourner en interne, si des volumes importants circulent sur le réseau local, ou si une contrainte impose que les données restent chez vous. Non si l’essentiel est devenu bureautique et collaboratif.

La virtualisation est le choix par défaut, même en petite structure : elle isole les applications, permet de les redémarrer séparément et de déplacer une machine virtuelle sur un autre matériel sans tout réinstaller.

Le prix d’achat est la plus petite part. Il faut y ajouter les licences, l’alimentation et le refroidissement sur cinq ans, la sauvegarde, l’exploitation et le remplacement. C’est cette somme qu’il faut comparer entre deux scénarios.

Les garanties constructeur s’étendent généralement sur plusieurs années, mais la vraie limite est la disponibilité des pièces et le support des versions. Le remplacement se prépare dès l’achat, pas quand la panne arrive.

Dans un endroit ventilé, fermé, et alimenté par un onduleur. La chaleur, les microcoupures et les accès non contrôlés sont les trois causes de panne prématurée les plus fréquentes.

Oui, sans exception. Une microcoupure suffit à corrompre une base de données, et la restauration coûte infiniment plus cher que l’équipement.

Mises à jour, surveillance et sauvegardes vérifiées demandent quelqu’un. Soit une personne en interne qui en a le temps, soit un prestataire, soit les deux. Un serveur sans supervision n’annonce pas sa panne.

Parler de votre parc

Vous hésitez entre remplacer votre serveur, le virtualiser ou l’héberger ? Nous relevons l’existant — applications, volumes, local technique, réseau — avant de recommander quoi que ce soit. Nos équipes interviennent depuis Lyon, Mâcon, Saint-Étienne, Grenoble, Valence et Dijon. Faire étudier mon projet.

Etre accompagné sur mon infogérance

Vous avez un projet infogérance pour votre entreprise ?

VDI Partenaire Technologique acompagne depuis plus de 30 ans les entreprises dans leurs projets IT