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Régie informatique : ce qu’on achète, et quand c’est le bon montage

Table des matières

La régie informatique est un montage simple à énoncer et facile à confondre : l’entreprise achète du temps de compétence, facturé à la journée ou à l’heure, et garde la main sur ce qui est fait. Le prestataire fournit la ressource ; la direction du travail reste chez le client.

Le mot porte une ambiguïté qu’il faut lever tout de suite. Dans l’univers des sociétés de services, « régie » désigne le placement d’un consultant chez un client, pour des mois, sur des projets applicatifs. Dans l’univers de l’infogérance, il désigne un renfort technique facturé au temps passé, sur un besoin délimité. Même mot, deux marchés, deux niveaux de prix. Cet article traite du second.

En bref. La régie achète du temps et un engagement de moyens ; le forfait achète un résultat. En régie, c’est vous qui décidez — ce qui suppose d’avoir quelqu’un pour décider.

Ce qu'on achète en régie : du temps, pas un résultat

Trois caractéristiques définissent le montage, et elles tiennent ensemble.

L’objet du contrat est du temps. On ne commande pas « la migration du serveur de fichiers », on commande des journées d’intervention. Ce qui est produit pendant ces journées dépend de ce que vous demandez.

La décision reste chez vous. Le prestataire conseille, mais les arbitrages — quoi traiter d’abord, jusqu’où aller, quand s’arrêter — vous appartiennent.

L’engagement est de moyens. Le prestataire s’engage sur la compétence mise à disposition et sur sa disponibilité, pas sur l’atteinte d’un objectif daté.

Régie ou forfait : la différence qui change tout

C’est le seul arbitrage qui compte vraiment, et il se joue sur une question : qui porte le risque de dépassement ?

RégieForfait
Ce qu’on achètedu temps de compétenceun résultat défini
Qui dirige le travailvousle prestataire
Qui porte le dépassementvous : les jours en plus se facturentle prestataire : le prix est fixe
Engagementde moyensde résultat
Ce qu’il faut pour que ça marchequelqu’un chez vous pour arbitrerun besoin assez cadré pour être chiffré
Le bon casbesoin flou, exploratoire ou ponctuelbesoin stable et spécifiable à l’avance

D’où une règle pratique : plus le besoin est flou, plus la régie est honnête. Un forfait sur un périmètre mal défini se paie en avenants, ou en qualité.

Régie, infogérance, sous-traitance : trois montages différents

Ces trois mots circulent comme des synonymes et désignent trois contrats distincts.

RégieSous-traitance de la maintenanceInfogérance
Ce qui est confiédu temps de technicienle maintien en état du parcla gestion et le pilotage du système d’information
Qui décidevousvousvous, sur recommandation du prestataire
Facturationà la journée ou à l’heureforfait par poste ou par équipementforfait global
Engagementde moyensde résultat sur la disponibilitéde résultat, plus un pilotage
Le bon casun renfort ponctuel ou un projetun parc à garder en état, décisions internespas de compétence informatique interne

Le détail des deux autres montages est sur nos pages sous-traitance de la maintenance informatique et infogérance informatique.

Quand la régie est le bon montage — et quand elle ne l'est pas

Elle convient quand le besoin n’est pas spécifiable à l’avance : un audit avant décision, une migration dont on ne connaît pas encore les obstacles, un pic de charge, le remplacement temporaire d’un poste interne, ou l’accompagnement d’un projet mené par vos équipes.

Elle ne convient pas quand personne chez vous n’a le temps ni la compétence de diriger la ressource. C’est l’erreur la plus courante : acheter de la régie faute de savoir quoi demander, et découvrir que des journées se consomment sans que personne n’arbitre. Dans ce cas, le besoin réel est un contrat au forfait.

Elle ne convient pas davantage pour l’exploitation courante — supervision, sauvegardes, mises à jour — qui demande une continuité que des journées ponctuelles ne donnent pas.

Ce que coûte une régie informatique

Un taux de régie se compte en journées, et il varie selon le niveau de compétence mobilisé : un technicien d’exploitation, un ingénieur système et un directeur informatique ne se facturent pas au même tarif.

Chez VDI Partenaire Technologique, la forme de régie que nous pratiquons est le DSI à temps partagé : 750 à 1 050 € HT par jour, soit un budget mensuel de 1 500 à 4 500 € HT selon le rythme retenu. C’est un niveau de direction informatique, pas un taux de technicien.

Le vrai sujet n’est pas le taux, c’est le nombre de jours. Un taux bas sur une mission mal cadrée coûte plus cher qu’un taux élevé sur une mission dirigée.

Les points à verrouiller dans un contrat de régie

Quatre clauses font la différence entre une régie qui tient et une régie qui dérive.

Le plafond de jours, et ce qui se passe quand il est atteint : arrêt, alerte, ou poursuite sur accord écrit. Sans plafond, la régie n’a pas de fin.

Le niveau de la ressource, nommé : un taux journalier ne veut rien dire sans le profil qu’il recouvre, et le remplacement en cours de mission doit être encadré.

Le compte rendu : ce qui a été fait, en combien de temps, et ce qui reste. C’est ce document qui rend la facturation vérifiable.

La restitution : la documentation produite pendant la mission vous appartient et doit vous être remise. C’est la seule protection contre la dépendance — le même principe que dans un contrat d’infogérance.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la régie informatique ?

C’est un montage où l’entreprise achète du temps de compétence, facturé à la journée ou à l’heure, et garde la direction du travail. Le prestataire met à disposition un technicien ou un ingénieur ; c’est vous qui décidez de ce qu’il fait.

Le forfait achète un résultat pour un prix fixe : le prestataire s’engage sur ce qui est livré et porte le risque de dépassement. La régie achète du temps : vous dirigez, vous portez le risque, et vous payez ce qui est consommé.

Non. En intérim, le salarié est employé par l’agence et placé sous votre autorité hiérarchique, dans un cadre juridique propre. En régie, l’intervenant reste salarié du prestataire, qui conserve son autorité hiérarchique : vous orientez le travail, vous ne dirigez pas la personne.

Vous. C’est la caractéristique du montage : en régie, les arbitrages restent chez vous, là où l’infogérance déplace une partie du pilotage vers le prestataire.

À la journée ou à l’heure consommée, sur la base d’un taux convenu à l’avance. Certaines missions se vendent par lots de jours à consommer sur une période.

Non, un engagement de moyens : compétence, disponibilité, respect des règles de l’art. L’engagement de résultat appartient au forfait et aux contrats d’infogérance avec niveaux de service.

Oui, pour un renfort ponctuel ou un projet délimité. En revanche, une PME sans compétence informatique interne n’a souvent personne pour diriger la régie : c’est alors l’infogérance qui répond, pas la régie.

C’est fréquent, et souvent dans ce sens : une mission de régie sert à cadrer le besoin, puis le périmètre stabilisé bascule en contrat forfaitaire.

De quelques jours à plusieurs mois. Ce qui compte davantage que la durée, c’est le préavis d’arrêt et la manière dont la connaissance acquise vous est restituée.

Oui, sous la forme du DSI à temps partagé : un interlocuteur à la journée, que vous mobilisez selon vos besoins, pendant que l’exploitation courante reste au forfait. Le détail est sur notre page DSI externalisé.

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