Contactez nous

VDI Partenaire Technologique, retour à l'accueil

Sauvegarde informatique : les types, la règle 3-2-1 et les tests de restauration

Table des matières

Une sauvegarde informatique ne se juge pas à la question « est-ce que ça tourne ? » mais à une seule autre : combien de temps faut-il pour remettre en service un fichier, une base ou un serveur perdu, et l’avez-vous déjà mesuré ? Ce guide couvre les trois types de sauvegarde, la règle qui structure toute stratégie sérieuse, et les cinq raisons pour lesquelles une sauvegarde échoue le jour où l’on en a besoin.

En bref — Trois types de sauvegarde coexistent : complète, différentielle, incrémentale. La règle 3-2-1 exige trois copies, sur deux supports différents, dont une hors site. Les deux causes d’échec les plus fréquentes ne sont pas techniques : une sauvegarde restée connectée au réseau qu’un rançongiciel chiffre avec le reste, et une restauration jamais testée. Une sauvegarde qui n’a jamais été restaurée n’est pas une sauvegarde, c’est une hypothèse.

Les trois types de sauvegarde : complète, différentielle, incrémentale

Les trois ne s’opposent pas : on les combine, et c’est la combinaison qui détermine à la fois la durée des sauvegardes et la durée des restaurations.

La sauvegarde complète copie l’intégralité des données à chaque passage. Elle est la plus longue à produire et la plus volumineuse, mais la plus rapide à restaurer : un seul jeu suffit.

La sauvegarde différentielle ne copie que ce qui a changé depuis la dernière sauvegarde complète. Elle grossit de jour en jour jusqu’à la complète suivante. Pour restaurer, il faut deux éléments : la complète et la dernière différentielle.

La sauvegarde incrémentale ne copie que ce qui a changé depuis la sauvegarde précédente, quelle qu’elle soit. C’est la plus rapide et la plus légère, mais la restauration exige la chaîne entière : la complète, puis chaque incrément dans l’ordre. Un seul maillon corrompu et la chaîne ne se rejoue pas.

Le schéma le plus répandu en PME combine une complète hebdomadaire et des incrémentales quotidiennes. Il tient tant que la chaîne est courte et que les journaux sont vérifiés.

La règle 3-2-1, et ce que le 1 et le 0 y ajoutent

La règle 3-2-1 est le socle admis de toute stratégie de sauvegarde. Elle se lit en trois chiffres :

3 copies des données — l’original et deux sauvegardes. 2 supports différents — pour qu’une panne de technologie n’emporte pas les deux. 1 copie hors site — pour survivre à un incendie, un dégât d’eau ou un vol.

Deux chiffres se sont ajoutés depuis la généralisation des rançongiciels, et ils comptent plus que les trois premiers.

Le 1 supplémentaire désigne une copie immuable ou déconnectée : une copie qu’un attaquant ayant pris la main sur le réseau ne peut ni modifier ni supprimer. C’est le point que la plupart des dispositifs de PME n’ont pas.

Le 0 désigne zéro erreur de vérification : les journaux de sauvegarde sont lus, et les restaurations sont testées. Sans ce zéro, les quatre chiffres précédents ne prouvent rien.

Où sauvegarder : disque local, NAS, bande, cloud

Chaque support a un défaut, et c’est pour cela que la règle en demande deux.

Le disque externe est simple et rapide, mais il reste dans le même bâtiment et, s’il est branché en permanence, il est chiffré en même temps que le poste.

Le NAS mutualise la sauvegarde de plusieurs postes et serveurs. C’est la solution la plus courante en PME, et la plus mal configurée : un NAS accessible avec les mêmes identifiants que le réseau n’est pas une copie protégée.

La bande a un avantage qu’aucun disque n’offre : une fois sortie du lecteur, elle est physiquement inaccessible depuis le réseau. Son défaut est humain — il faut que quelqu’un la change et l’emporte.

La sauvegarde externalisée place la copie hors site sans intervention quotidienne, et c’est ce qui la rend fiable : elle ne dépend pas d’un geste à ne pas oublier. C’est le principe de notre solution de sauvegarde externalisée, avec des données conservées en France. Les repères de prix font l’objet d’un article distinct.

Les cinq raisons pour lesquelles une sauvegarde échoue le jour J

Aucune n’est exotique. Toutes se constatent en intervention.

1. La sauvegarde était connectée au réseau. Un rançongiciel qui prend la main sur un compte d’administration chiffre les partages, et le NAS de sauvegarde en fait partie. C’est le scénario le plus fréquent — voir que faire en cas d’attaque par rançongiciel.

2. Le périmètre était incomplet. Les serveurs étaient sauvegardés, pas les postes portables, ni la base d’un logiciel métier installée localement par un utilisateur.

3. La chaîne d’incréments était rompue. Les sauvegardes s’exécutaient, les journaux signalaient une erreur depuis des semaines, personne ne les lisait.

4. La restauration n’avait jamais été essayée. Le jour du sinistre, on découvre qu’il manque une licence liée au matériel remplacé, ou que restaurer deux téraoctets prend trois jours et non trois heures.

5. La rétention était trop courte. Un rançongiciel reste souvent latent plusieurs semaines. Si l’on ne conserve que quinze jours, toutes les copies disponibles sont déjà compromises.

Microsoft 365 : la corbeille n'est pas une sauvegarde

C’est la confusion la plus coûteuse du moment, parce qu’elle donne un faux sentiment de sécurité.

Microsoft garantit la disponibilité de son service : vos boîtes et vos fichiers restent accessibles, l’infrastructure est redondée. Cela ne veut pas dire que Microsoft conserve une copie de récupération de vos données au-delà de ses délais de rétention propres.

Concrètement : un fichier supprimé et sorti de la corbeille, une boîte partagée vidée par erreur, un compte fermé lors d’un départ, ou des documents chiffrés par un rançongiciel puis synchronisés vers le cloud — dans ces quatre cas, la responsabilité de la récupération vous revient, pas à l’éditeur.

C’est le modèle de responsabilité partagée, et il vaut pour toutes les suites hébergées. Une sauvegarde tierce de la messagerie et des fichiers collaboratifs reste nécessaire. Nous l’intégrons à l’infogérance cloud, et le sujet se rattache directement au choix d’une solution cloud.

Combien de temps conserver ses sauvegardes

La durée de conservation est la variable qu’on règle le plus vite et qu’on regrette le plus longtemps. Trois logiques se superposent.

Le court terme couvre l’erreur humaine : suppression, écrasement, mauvaise manipulation. Quelques jours à quelques semaines de copies quotidiennes suffisent, et c’est ce qui sert dans la grande majorité des restaurations réelles.

Le moyen terme couvre l’attaque latente. Pour pouvoir revenir à un état antérieur à la compromission, il faut conserver des points de restauration mensuels sur plusieurs mois.

Le long terme ne relève plus de la sauvegarde mais de l’archivage : obligations comptables, sociales ou sectorielles. Les deux ne se gèrent pas avec le même outil, et les confondre fait payer du stockage rapide pour des données qu’on ne relira jamais.

La rétention retenue pèse directement sur le volume facturé : c’est l’un des cinq paramètres qui font varier le coût d’un dispositif.

La seule preuve qui compte : la restauration testée

Une sauvegarde qui s’exécute ne prouve rien. Une sauvegarde restaurée prouve tout. Entre les deux, il y a un test, et c’est la ligne que les dispositifs improvisés n’ont jamais.

Un test sérieux ne se contente pas de rouvrir un fichier : il restaure un jeu complet sur un environnement séparé, et il mesure le temps réel. C’est ce chronomètre qui révèle l’écart entre le délai annoncé et le délai atteint — un écart de trois à cinq fois est courant lors du premier test.

Nous réalisons au minimum deux tests de restauration par an, et nous en remettons le compte rendu écrit avec le délai réellement constaté. Nos trois niveaux de service engagent au contrat un RPO de 24 heures, 4 heures ou 1 heure, et un RTO de 72 heures, 24 heures ou 4 heures. La façon de fixer ces deux valeurs est détaillée dans notre exemple de plan de reprise d’activité.

Sauvegarde, synchronisation, archivage, PRA : quatre choses différentes

La confusion de ces quatre notions est à l’origine de la plupart des mauvaises surprises.

La sauvegarde conserve des versions antérieures pour pouvoir revenir en arrière.
La synchronisation — un dossier partagé qui se réplique automatiquement — propage au contraire les modifications, y compris les suppressions et les chiffrements. Ce n’est pas une sauvegarde, c’est un miroir.
L’archivage met de côté des données qu’on ne modifie plus, pour une obligation de conservation. Il ne sert pas à redémarrer.
Le plan de reprise d’activité organise le redémarrage : dans quel ordre, en combien de temps, et qui décide. Il s’appuie sur la sauvegarde mais ne s’y réduit pas.

Un dispositif complet a les quatre. Un dispositif qui n’a que la synchronisation n’a rien.

Ce que nous mettons en place chez nos clients

Nous ne vendons pas du stockage : nous prenons en charge la chaîne complète, parce que c’est aux jointures qu’elle casse.

Le périmètre se relève d’abord — serveurs, postes, bases métier, messagerie et fichiers collaboratifs — puis les objectifs se fixent par application, pas globalement. La copie hors site est conservée en France. Les journaux sont supervisés, et les restaurations sont testées au moins deux fois par an avec un compte rendu écrit.

Le détail de l’offre et de ses trois niveaux figure sur la page sauvegarde externalisée.

Questions fréquentes sur la sauvegarde informatique

Qu'est-ce qu'une sauvegarde informatique ?

C’est l’opération qui consiste à copier des données sur un support distinct afin de pouvoir les remettre en service après une suppression, une panne, une erreur ou une attaque. Ce qui la définit n’est pas la copie mais la capacité à restaurer.

La complète copie tout. La différentielle copie ce qui a changé depuis la dernière complète. L’incrémentale copie ce qui a changé depuis la sauvegarde précédente, quelle qu’elle soit. La première est la plus rapide à restaurer, la dernière la plus rapide à produire.

Trois copies des données, sur deux supports de nature différente, dont une conservée hors site. On y ajoute aujourd’hui une copie immuable ou déconnectée, et la vérification systématique des restaurations.

Non. Un dossier synchronisé propage les modifications, donc aussi les suppressions et les fichiers chiffrés par un rançongiciel. Une sauvegarde conserve des versions antérieures, c’est ce qui la distingue d’un miroir.

Non. L’éditeur garantit la disponibilité de son service, pas la récupération d’un fichier supprimé, d’une boîte vidée ou de documents chiffrés puis synchronisés. Une sauvegarde tierce de la messagerie et des fichiers reste nécessaire.

En la restaurant. Lire les journaux est nécessaire mais insuffisant : seul un test de restauration sur un environnement séparé donne le délai réel. Un écart de trois à cinq fois avec le délai annoncé est courant au premier test.

Au moins deux fois par an, et à chaque changement significatif du parc : nouveau serveur, nouvelle application métier, migration. Un test se conclut par un compte rendu écrit mentionnant le délai atteint.

Suffisamment longtemps pour revenir à un état antérieur à une compromission. Un rançongiciel peut rester latent plusieurs semaines : une rétention de quinze jours ne laisse alors que des copies déjà infectées. Il faut des points de restauration mensuels sur plusieurs mois.

La sauvegarde permet de revenir en arrière ; l’archivage conserve des données qu’on ne modifie plus, pour une obligation légale ou sectorielle. Les mélanger revient à payer du stockage rapide pour des données qu’on ne relira jamais.

Le périmètre à couvrir se relève avant toute proposition : serveurs, postes, bases métier, messagerie et fichiers collaboratifs. Les objectifs de perte et de délai se fixent ensuite par application.

Faire auditer votre sauvegarde

Nous relevons le périmètre réellement couvert, nous lisons les journaux et nous testons une restauration. Le compte rendu indique le délai atteint, pas le délai annoncé.

Les schémas décrits ici sont ceux couramment rencontrés en PME ; les objectifs de perte et de délai se fixent sur le parc réel, application par application.

Etre accompagné sur mon projet cloud